La santé au Bénin

La République du Bénin a opté pour le volet social de la Santé pour tous en adoptant la stratégie des Soins de Santé Primaires (SSP) contenue dans la Déclaration d’Alma Ata (1978) dont les grands principes portent sur l’équité, la participation communautaire et la collaboration intersectorielle.

L’accès aux soins

Au niveau national, on constate que l’accessibilité aux établissements de santé constitue le problème principal, que ce soit du fait de l’inexistence d’établissements ou de leur éloignement.

Alors que 51% de femmes habitent à proximité d’un hôpital, 13 % doivent parcourir 30 kilomètres ou plus pour accéder à ce type d’établissement. Cette proportion est plus importante en milieu rural qu’en milieu urbain. Les populations du milieu urbain sont plus proches des formations sanitaires et bénéficient d’une meilleure couverture des services de santé. Les résultats selon le milieu de résidence mettent en évidence l’éloignement des populations rurales des centres de santé et les principaux problèmes des populations pour se soigner La façon de concevoir la maladie laisse transparaître l’influence des valeurs sociales et éducatives dans les habitudes de vie des populations béninoises.

L’aspect sociologique du droit de la santé au Bénin

Beaucoup de comportements en matière de la santé se fondent implicitement ou explicitement sur la religion. Les religions traditionnelles ont validé les conceptions pro natalistes des communautés et cette conception a cours encore dans une large mesure au sein des populations, notamment à la campagne. Les rites et les pratiques traditionnels demeurent vivaces, notamment en matière d’interdits alimentaires pour la femme en état de grossesse ou après l’accouchement.

Problèmes socio-sanitaires majeurs du Bénin

  • Pandémie du sida
  • Lutte contre les maladies endémiques
  • Problème d’hygiène
  • Promotion de la santé.
  • Malnutrition

Ayant progressé, l’espérance de Vie à la naissance, qui était de 36 ans en 1960, a depuis bien mais reste à un niveau assez bas : entre 56et 60 ans selon les sources. De même, le taux de mortalité infantile et juvénile s’améliore, mais reste à des niveaux élevés, de respectivement 9,4% et 16,7%.

L’assainissement de l’eau apparaît primordial, en particulier l’accès à l’eau potable en milieu rural, car les statistiques sont formelles. Les maladies d’origine hydrique représentent 54% de l’ensemble des maladies.

Autre motif de préoccupation, le virus du sida est en nette progression. Le taux de prévalence est passé de 0,3% en 1990 à 4,1% en 2001 et il atteint même 13% dans les régions où les mouvements de population sont importants, les grossesses précoces.

Quant au Paludisme, c’est la première cause de mortalité chez les enfants de 0 à 5 ans.